Histoire

Pourquoi Cholet est-elle la « capitale du mouchoir » ?

De tout temps, les habitants du Choletais ont cultivé le lin pour tisser des toiles (activité avérée dès le XIe siècle) qu’ils vendaient sur les marchés locaux puis, à partir du XVIIe siècle de plus en plus loin en France et vers les colonies d’Amérique et les pays ibériques.

Les Choletais commencent à confectionner des mouchoirs en 1736.

Le succès est extrêmement rapide et très vite le tissage des mouchoirs supplante celui des toiles, moins intéressant.

La manufacture choletaise profite de nouvelles pratiques, comme l’usage du tabac à priser et aussi de l’ouverture de nouveaux marchés à l’exportation, notamment outre-Atlantique. En coton, lin et métis les mouchoirs de Cholet acquièrent rapidement une réputation de qualité et leur renommée s’est répandue comme une traînée de poudre. En 1983, Cholet produisait 60% de la totalité des mouchoirs fabriqués en France…

La blanchisserie de la Rivière Sauvageau

Le développement des blanchisseries

La blanchisserie de la Rivière Sauvageau est mentionnée dès la fin du XVIIIe siècle dans le procès des blanchisseurs choletais contrevenant aux règlements de fabrication établis en 1748.
Ci-contre un plan de la ville de Cholet en 1830 sur lequel on remarque le nombre et l’importance des blanchisseries (à l’époque du tissage à la main) dans ce qui est actuellement le centre ville et notamment la rue Nationale.
Plan de Cholet en 1830
Le trait rouge souligne la rue Nationale ; les blanchisseries sont cerclées de vert.
©Archives Municipales de Cholet

La modernisation de l’industrialisation

Avec l’industrialisation galopante de la deuxième moitié du XIXème siècle, les usines de tissage mécanique ont pris place dans l’actuel centre ville, repoussant les limites de la cité. De ce fait et avec la modernisation des techniques de blanchiment, les blanchisseries, comme les filatures, se sont installées en périphérie de la nouvelle ville profitant de l’espace que leur procurent les grandes étendues rurales. Construits en 1881, sur les plans de l’architecte Bréheret, les bâtiments de la blanchisserie de la Rivière Sauvageau sont devenus le site du musée du textile en 1995.
Plan-projet de la blanchisserie de la Rivière Sauvageau
par l’architecte Bréheret en 1880.
© Archives Municipales de Cholet

La Rivière Sauvageau

Le 17 juin 1881, Calixte Ouvrard est autorisé à construire au lieu-dit « La Rivière Sauvageau » « une usine pour le blanchiment des toiles de fils » suite à l’incendie en 1880 de la blanchisserie de la Maillochère qu’il exploitait jusque à cette date. C’est ainsi que Calixte Ouvrard fonda et dirigea l’usine de la Rivière Sauvageau jusqu’à sa mort en 1897 à Paris. Sa veuve céda l’affaire en 1905 à Armand Allereau qui loua, entre 1910 et 1918, l’établissement à monsieur et madame René Menanteau.
Etant passée sous le contrôle de la famille Allereau (successivement Allereau Frères, Armand Allereau et Emile Sourice jeunes réunis, Les Fils d’Armand Allereau) l’activité productive de l’usine cessa au début des années 1940.

Site de la blanchisserie en 1982, au début de sa restauration.
© Archives A.A.M.T.C.

La restauration des locaux

Loués par la suite à différentes entreprises de services, les locaux ont été, grâce à notre association et à l’intervention de la ville de Cholet, préservés de la démolition et restaurés pour devenir le musée du textile en 1995.
Les travaux de restauration entrepris par la ville et tout particulièrement ceux exécutés par les jeunes bénévoles, en partenariat avec l’Union REMPART, ont considérablement enrichi le patrimoine industriel choletais.
Le hall d’accueil, édifié en 1995 (architecte J. M. Humeau), inspiré par le modèle du Crystal Palace de Londres (lors de l’exposition universelle de 1851) complète le site de la Rivière Sauvageau.

Pourquoi le mouchoir rouge de Cholet est -il rouge… et blanc ?

Au XVIIIe siècle, le mouchoir devient d’un usage courant, tant au quotidien qu’à l’occasion des grands événements de la vie.

L’actuel mouchoir rouge a été créé aux environs de 1900, par l’industriel choletais Léon Maret.

La chanson  de Théodore Botrel « le mouchoir rouge de Cholet » lui en a donné l’idée. Le rouge représente le sang versé par les Vendéens et le blanc, la couleur de la royauté.

 Le mouchoir rouge est désormais l’objet emblématique de l’identité choletaise.

Le Musée du Textile et de la Mode de Cholet perpétue le savoir-faire lié à sa fabrication.

Les artistes s’en inspirent pour leurs créations contemporaines.

Et maintenant ?

L’identité textile est toujours présente sur le territoire choletais.

Elle s’illustre dans la confection enfantine, de haute couture, ou encore vêtement de travail et  vêtements intelligents.

Le groupement Mode Grand Ouest  réunit grand nombre d’industriels de la région. https://www.pole-mode.fr/partenaires/159-mode-grand-ouest.html

Le Lycée de la Mode quant à lui forme les générations futures. http://www.lycee-mode.fr

Du mercredi au dimanche : de 10h à 12h et de 14h à 18h (fermé le dimanche matin)

En juillet et en août : ouverture supplémentaire le mardi

Les jours fériés : ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Les samedis du 1er octobre au 31 mai : Entrée gratuite.

INFOS PRATIQUES

Droit d’entrée individuel : 2,50€
Tarif de groupes :
de 12 à 30 personnes : 2,00€
au-delà de 30 personnes : 1,50€
Carte Cezam : 0,90€

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Musée du Textile Choletais